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BioViandes

Via une approche collaborative et une volonté de favoriser une articulation forte entre amont et aval, le projet BioViandes Massif Central a pour objectif de contribuer au développement de filières durables de viandes biologiques de ruminants sur le Massif Central, valorisant tout particulièrement l’herbe et contribuant au développement local. Pour ce faire, les partenaires visent :

  •  Un développement concerté des filières viandes bio,
  • Un renforcement des capacités des éleveurs bio à engraisser en majorité à l’herbe,
  • Un apport de réflexions/connaissances mobilisables par les acteurs des filières dans leurs démarches de structuration et de recherche de débouchés pour la viande bio de ruminants produits sur le MC à base d’herbe.

Actualités

26 juillet 2022Des enjeux forts Une nouvelle phase de la tranche 2 du projet BioViandes a été ouverte le 30 juin dernier avec une journée regroupant les partenaires de ce projet et des acteurs impliqués dans le développement des filières de viande de ruminants biologiques sur le Massif Central (opérateurs économiques, représentants de l’état, conseillers…). Cette phase vise, en mobilisant notamment les apports du projet BioViandes, à mener un travail collectif sur les enjeux actuels à l’échelle des filières et sur les actions à porter à l’avenir pour un développement durable de ces dernières. Un développement qui se fait dans un contexte difficile : Prix croissant des intrants et de l’énergie, Demandes sociétales en évolution, Baisse de la consommation de viande, Augmentation de la part du steak haché dans la consommation, Difficultés de construction d’un équilibre carcasse, Adaptation au changement climatique. Le développement de la résilience des filières de viande bio du Massif Central repose sur plusieurs axes de travail exprimés par les acteurs présents à cette journée : Une communication qui met l’accent sur les apports de la bio et leurs réponses aux attentes des consommateurs, mais aussi sur la place des filières viande bio du Massif Central dans la valorisation de la ressource herbe via un élevage biologique durable et équitable, Le développement de l’autonomie alimentaire des territoires, Le renouvellement des générations de producteurs, Une meilleure adéquation des productions à la diversité des débouchés pour construire une réponse adéquate et permettre de construire un équilibre carcasse, etc. Au programme de cette journée Cette journée, qui a rassemblé près d’une trentaine de participants sur le campus de Clermont Ferrand de VetAgro Sup ou en distanciel, a abordé, via des temps d’échanges, des présentations d’études et des ateliers, divers points : la vision des opérateurs économiques sur le marché actuel des viandes biologiques de ruminants, les évolutions récentes de consommation de produits biologiques et les profils des personnes qui les achètent, le retour de distributeurs sur la viande de ruminants biologiques produites à base d’herbe sur le Massif Central suite à un travail d’enquêtes mené cette année dans BioViandes, la réactualisation de fiches « filières » pour le conseil auprès des éleveurs, construites en 2019 et 2020 au cours de la tranche 1 du projet ou encore, les freins et leviers au développement des débouchés pour les viandes de ruminants biologiques du Massif Central. La suite Ce 30 juin était donc la première étape de cette phase de réflexion et de construction collective prévue dans ce projet. Plusieurs autres temps forts, via notamment des focus web, sont prévus pour discuter des résultats de BioViandes encore en construction grâce à plusieurs études conduites dans le cadre de trois stages qui s’achèveront dans les prochaines semaines. Le Sommet de l’Elevage, près de Clermont-Ferrand, sera aussi l’occasion de poursuivre ce travail dans le cadre du cycle de conférences « Les Biothémas » (05 et 06 octobre prochains) ou sur le Stand Bio. Enfin, une autre journée de réflexion collective est prévue pour le 23 novembre prochain. Un des objectifs clés de cette dernière sera d’identifier des actions concrètes à porter en priorité dans les prochaines années pour le développement des filières de viandes de ruminants biologiques sur Massif Central, avec peut-être, les bases d’un futur projet BioViandes qui pourrait commencer courant 2023. [...]
22 juin 2022Capucine Simon, originaire de la Manche est en dernière année de formation ingénieur agronome à AgroParisTech en spécialité Elevage et filières Durables et Innovantes (EDEN). Elle intervient dans le projet BioViandes en tant que stagiaire pour une durée de 6 mois. Nous lui avons posé quelques questions sur son rôle au sein du projet. Capucine, peux-tu nous en dire plus sur l’objet de ton stage ? Mon stage consiste à identifier des trajectoires types lors de la conversion en bio d’élevages allaitants qui engraissent au maximum à l’herbe sur le territoire du Massif Central. Cela permettra de mieux comprendre les difficultés rencontrées par les éleveurs pour produire et commercialiser leurs produits, et de les faire remonter à l’aval. Produire de la viande bio à l’herbe, c’est un double défi : à la fois sur le plan technique, mais aussi du point de vue de la stratégie de commercialisation. Quel est l’objectif de ton stage ? L’objectif est de fournir des références pour mieux accompagner les éleveurs bio qui engraissent à l’herbe, en s’appuyant sur les expériences d’autres éleveurs. L’étude permettra également de faciliter les échanges entre les producteurs et l’aval de la filière. On espère aussi pouvoir s’appuyer sur les trajectoires types identifiées pour avoir une idée des productions de viande bovine bio à venir.   Peux-tu nous expliquer ce qu’est une trajectoire dans le cadre de ton stage ? Quand on parle de trajectoire, on fait référence à toutes les évolutions qui ont eu lieu sur la ferme au cours de la période étudiée. On s’intéresse au nombre d’animaux, aux nouveaux outils achetés, aux changements du calendrier de travail… c’est très varié. A chaque fois je vais poser trois questions à l’éleveur : comment c’était avant ? comment c’est maintenant ? Et pourquoi est-ce qu’il a choisi de faire tel ou tel changement ? Quelles sont les principales étapes de ton stage ? Dans un premier temps, je vais procéder à un état des lieux de ce qui est fait actuellement et m’imprégner des réalités de la filière viande bio et du territoire du Massif Central. Ensuite, je vais identifier une quinzaine de fermes que je souhaite analyser selon différents critères pour ensuite pouvoir me rendre sur le terrain et m’entretenir avec le ou la producteur.trice. Pour finir, il faudra que je procède à l’analyse des résultats et que je les diffuse sous forme de livrables. Peux-tu nous en dire plus sur ces critères de sélection ? Il faut bien évidemment que les exploitations choisies soient sur le territoire du Massif Central et en production bovin allaitant Bio. Il faut que leur conversion ait fait l’objet d’un diagnostic initial, et qu’elle soit achevée, afin que je puisse faire une comparaison entre le moment où elles étaient en conventionnel et leurs débuts en bio. Il faut également que les agriculteurs.trices engraissent au maximum à l’herbe leur cheptel et, bien sûr, qu’ils soient volontaires pour participer à cette étude . Quelles ont été tes motivations pour candidater à ce stage ? J’avais envie de faire un stage pour encourager le développement d’un type d’élevage qui fait sens pour moi. Ce stage valorise les prairies qui sont de base difficilement valorisables autrement que par l’élevage et qui sont considérées comme des réserves de biodiversité. Il permet aussi de développer une filière qui produit et vend localement des produits respectueux de l’environnement, ce qui me parle. Les paysages du Massif Central m’ont aussi attirée. As-tu une idée de ce que tu aimerais faire après ton diplôme ? J’ai deux idées : Être pendant un an salariée agricole pour connaître les « sensations » du terrain. L’idéal pour moi serait d’être sur une ferme en polyculture élevage. Ou pourquoi pas faire du conseil et accompagner les agriculteurs.trices. [...]
16 février 2022Vendredi 28 janvier 2022, plus d’une dizaine de partenaires du projet BioViandes se sont réunis en distanciel pour une journée de travail dans le cadre de la tranche 2 du projet : une journée riche en échanges autour des données collectées en fermes ! Les premiers résultats d’enquêtes Les premières enquêtes auprès des éleveurs du Massif Central se sont déroulées courant 2021. Au total, treize fermes dont neuf en élevages bovins et quatre en ovins, ont été enquêtées. Ces enquêtes visaient à mieux comprendre le fonctionnement et les résultats de ces élevages qui produisent et engraissent des animaux en utilisant au maximum l’herbe, dans le but de vendre leurs produits, selon les cas, en circuit long, en vente directe ou en circuit de proximité. Lors de cette réunion, les partenaires du projet ont conduit un premier temps d’analyse sur les données collectées. Il reste cependant encore un important travail à poursuivre avant d’avoir les premiers résultats concrets. Ensuite viendra le temps de la construction des livrables à diffuser. Ces premières enquêtes seront complétées par d’autres données collectées en fermes, recueillies dans le cadre de trois stages de six mois et qui débuteront courant mars 2022. Ils porteront : Pour le premier sur l’analyse de la multi-performance (notamment environnementale) de ces exploitations, Pour le deuxième sur l’analyse de trajectoires de fermes depuis leur conversion en agriculture biologique, Et pour le dernier en partie sur les stratégies de commercialisation de ces élevages.   En plus de tout ce travail d’enquêtes en fermes et d’analyses des résultats obtenus, le projet BioViandes verra en 2022 de nombreux temps d’échanges avec les acteurs des filières viandes du Massif Central, via des journées de travail collectif en présentiel ou encore des webinaires pour discuter techniques de production à l’herbe, développement de filières durables dans nos territoires, ou encore comment mieux accompagner les agriculteurs. Qu’est-ce que le projet BioViandes ? BioViandes est un projet multi-partenaire, piloté par le Pôle Bio Massif Central et a pour but de contribuer au développement de filières viandes biologiques (ovins et bovins, allaitants mais aussi laitiers) durables à l’échelle Massif Central, valorisant les ressources de ce territoire, tout particulièrement l’herbe, et contribuant au développement local. Quels résultats attendus : Un renforcement des capacités des exploitations de viandes bio du Massif Central à produire de la viande à base très majoritairement d’herbe, de façon durable et répondant aux demandes du marché, point majeur pour massifier la production ; Une amélioration de l’accompagnement de ces producteurs via un conseil plus adapté, associant de façon plus poussée acteurs du conseil et opérateurs économiques ; Une meilleure articulation entre amont et le premier maillon de l’aval, via une meilleure connaissance des enjeux et besoins de chacun, une dynamique collective forte, avec des habitudes de travail ensemble, des méthodologies et des outils partagés (ex. des fiches filières construites à l’échelle Massif Central) ; Un co-pilotage de l’offre et de la demande porté par la dynamique collective initiée dans le projet ; Le développement de débouchés plus en adéquation avec les potentiels de production des éleveurs biologiques du Massif Central. [...]
23 novembre 2021C’est non sans un plaisir partagé que l’équipe organisatrice – le Pôle Bio Massif Central et l’Itab –, les intervenants et les participants des BioThémas ont pu se retrouver en chair et en os les 6 et 7 octobre 2021 à l’occasion du Sommet de l’Elevage, après une édition 2020 exclusivement en webinaire. Une formule mixte présentiel/distanciel était proposée cette année pour que ceux qui ne pouvaient faire le déplacement ne soient pas en reste. Une demi-journée était dédiée aux monogastriques (porcins) et une autre aux ruminants. Une demi-journée dédiée à la filière porcs bio : de la castration aux recommandations pour la conduite d’élevage Mercredi 6 octobre, Antoine Roinsard (Itab), Samuel Frois (FNAB), Valérie Courboulay (IFIP) et Stéphane Ferchaud (INRAE) ont présenté plusieurs travaux sur l’élevage porcin biologique. En guise d’introduction, un « flash info » a permis de prendre connaissance des derniers chiffres de la filière en France, ainsi que des évolutions réglementaires en cours ou à venir. Suite à cela, de premiers résultats de travaux ont été présentés sur l’élevage de mâles entiers et les pratiques alternatives de castration des porcs, dans un contexte où il ne sera bientôt plus possible de castrer les porcelets bio sans anesthésie (projet Casdar Farinelli). Stéphane Ferchaud, ingénieur d’étude Inrae a ensuite présenté la station expérimentale Porganic, à Rouillé dans la Vienne, les principales études qui y sont menées, notamment en lien avec la gestion des truies et l’élevage de mâles entiers, et les résultats qui y sont obtenus. Enfin, la valorisation des fourrages en élevages porcins a été abordée. Au menu : enrubannage de luzerne à l’engraissement (projet Sécalibio) et pâturage de fourrages riches en protéines pour des porcs en finition (projet OK-Net Ecofeed). Clôture des BioThémas 2021 par une demi-journée consacrée aux ruminants lait et viande Jeudi 7 octobre, les porcins ont laissé la place aux ruminants, et tout d’abord aux bovins laitiers, avec une étude sur les impacts d’aléas climatiques sur les systèmes biologiques présentée par Yannick Péchuzal (Institut de l’Elevage), réalisée dans le cadre du projet AP3C et mobilisant les références issues de BioRéférences. Jean-Pierre Monier, de la Chambre d’agriculture de la Loire, a enrichi cette intervention par des exemples d’adaptations mises en place par des éleveurs.  La filière bovine allaitante a ensuite été abordée à travers un état des lieux de la production de mâles issus des élevages bio français, chiffres du projet Casdar Proverbial commentés par Eva Groshens (Institut de l’Elevage). Les fiches filières dédiées au conseil construites par l’équipe du projet BioViandes ont été présentées par Myriam Vallas (Pôle Bio MC) avant un point d’actualités sur l’évolution de la réglementation réalisé par Catherine Experton (Itab) et Jean-François Deglorie (Forébio).  Pour finir, une partie de l’équipe-projet du Casdar RevABio, dédié à l’élevage ovin allaitant biologique, a pris la parole pour présenter les travaux réalisés et résultats obtenus dans le cadre de ce projet : coûts du système d’alimentation (Marie Miquel, Institut de l’Elevage), observatoire national de la production d’agneaux bio 2020 (Jean-François Deglorie, Commission bio Interbev – Forebio), vision des opérateurs économiques sur cette filière et leviers pour une meilleure adéquation offre/demande (Cassandre Matras, Institut de l’Elevage) et combinaisons de systèmes d’élevage ovins pour répondre à la saisonnalité de la demande et leurs conséquences sur la performance économique et environnementale globale (Marc Benoit, Inrae). Vous pouvez voir ou revoir ces interventions en cliquant ici [...]
20 septembre 2021La rentrée pour le Pôle Bio Massif Central s’annonce riche en événements, entre le salon Tech & Bio mi-septembre et le Sommet de l’Elevage début octobre. Ces événements sont l’occasion de discuter avec les partenaires sur les futures collaborations possibles, mais aussi de présenter aux professionnels agricoles les résultats de projets de Recherche et Développement. Rendez-vous au salon Tech&Bio Les 21, 22 et 23 septembre, le Pôle Bio Massif Central sera présent au Tech & Bio, notamment sur le « Pôle Bovins Viande » (ZE17) où vous pourrez retrouver des résultats issus du projet BioViandes. Le mercredi, des membres de l’équipe seront présents sur le stand d’Itab Lab (B8). Christèle Pineau (Idele) et Annabelle Barthelemy (Cerfrance) animeront un atelier sur « les leviers technico-économiques pour gagner en efficacité », le mercredi 22 septembre à 14h45 sous la tente « bovins viande », dans lequel vous pourrez retrouver des résultats issus du projet BioRéférences. Quatre jours au Sommet de l’Elevage Cette année, le Pôle Bio MC, en plus d’être sur le Stand Bio (Hall 1 D12), organise plusieurs temps forts : Le mardi 05 octobre, à 10h00, venez jouer avec notre association et des étudiants de VetAgro Sup sur le stand bio autour d’un serious game dédié à l’agriculture biologique.  Toujours le 05 octobre, à partir de 13h45, participez à notre table ronde sur le thème : « Renforcer collectivement les dynamiques des filières bio (de la fourche à la fourchette) du Massif Central : focus sur l’enjeu des références technico-économiques » (salle 4 – Centre de conférence). A cette occasion, vous seront présentées les nouvelles orientations du Pôle Bio, issues de la phase de concertation lancée il y a un an dans le cadre de l’Opération Bio Massif Central – Horizon 2030. Cet après-midi d’échanges sera aussi l’occasion d’échanger avec des témoins sur les besoins en références technico-économiques pour les filières biologiques du Massif Central et comment agir pour y répondre. L’événement sera retransmis en simultané via Microsoft Teams. Si vous souhaitez participer en webconférence, vous pouvez vous inscrire en cliquant ici. Pour en savoir plus cliquez ici. Les 6 et 7 octobre après-midis, retrouvez la 9ème édition des BioThémas, cycle de conférences sur l’AB et ses pratiques, et qui cette année, aura lieu en présentiel au Sommet de l’Elevage (centre de conférence – Salle N°4) et sera retransmise en simultané via Microsoft Teams. Le mercredi 6 octobre de 13h30 à 17h00 sera consacré aux monogastriques et le jeudi 7 octobre de 13h30 à 17h00 aux ruminants. Cliquez ici pour en savoir plus sur les interventions. Vous souhaitez participer en webconférence ? Inscrivez-vous en cliquant ici. [...]
3 août 2021Le 30 juin dernier, le Pôle Bio Massif Central a réuni plus de 20 partenaires du projet BioViandes Tranche 2 à VetAgro Sup (Lempdes) et en distanciel, pour un séminaire de travail très riche en échanges. Une nouvelle dynamique pour le projet Après plus d’un an de coupure entre la tranche 1 et la tranche 2, le défi pour les membres du projet est de poursuivre la dynamique collective et de lancer les actions en tenant compte du contexte actuel des partenaires du projet mais aussi général (Covid-19, marché de la viande bio en difficulté…). C’est ainsi qu’au cours de ce séminaire il a été discuté de méthodologies, de calendrier et de feuilles de route. Dès cet été, malgré la trêve estivale, et alors que les conventions financières sont encore en phase de signature (la tranche 2 de BioViandes n’a débuté officiellement que le 30 mars dernier), les premières enquêtes en fermes vont pouvoir avoir lieu : elles devraient être achevées avant l’hiver prochain. Les données recueillies permettront d’enrichir les résultats acquis en tranche 1 et les autres travaux prévus en tranche 2, notamment sur le renforcement du conseil auprès des producteurs ou sur le développement des filières de proximité (boucheries, restauration collective…). De plus, ces données viendront alimenter un travail de réflexion collectif, prévu à partir de 2022, sur l’avenir des filières de viandes biologiques à base d’herbe sur le Massif Central. Qu’est-ce que le projet BioViandes ? L’objectif de BioViandes est de travailler, via une approche collective amont-aval forte, au (co)-développement de filières viandes biologiques (ovins et bovins) durables à l’échelle du Massif Central, valorisant les ressources de ce territoire, et en particulier l’herbe. En savoir plus sur le projet : https://bioviandes.bioetclic.org/ [...]
19 mars 2021Mercredi 17 mars 2021, le comité de programmation de la convention Massif Central a donné son accord pour financer les prochaines tranches des projets BioRéférences et BioViandes. Grâce à ce financement, le Pôle Bio Massif Central (MC) va poursuivre son investissement auprès de ses partenaires et leur donne rendez-vous dès la fin du mois de mars pour débuter les actions à venir. BioRéférences : de nouvelles références en AB pour les élevages ruminants du Massif Central BioRéférences est un projet qui vise à produire et valoriser des références en agriculture biologique pour les systèmes d’élevage ruminants du Massif Central. Ces références permettent de mieux caractériser ces systèmes et les éléments clés expliquant leur durabilité, leur capacité à valoriser les ressources naturelles, leurs capacités d’adaptation face aux aléas (économiques, climatiques), et leurs atouts pour le développement durable (notamment économique) des territoires. Avec ce financement, les enquêtes auprès de soixante-dix fermes bio du Massif Central, suivies depuis déjà 6 ans, vont pouvoir continuer et ainsi, apporter de nouvelles références. Le Pôle Bio MC et ses partenaires travailleront également sur la définition d’un nouveau cadre de collaboration pour produire les références en AB dont auront besoin, demain, les acteurs du Massif Central. En savoir plus sur BioRéférences BioViandes : de nouvelles pistes d’action pour l’avenir des filières bovine et ovine bio du Massif Central Le projet BioViandes est avant tout une démarche collective d’acteurs (de la production, du conseil, de la recherche et de l’aval) visant à accompagner le développement de filières viandes bovine et ovine biologiques durables du Massif Central. L’objectif est de développer ces filières tout en valorisant les ressources de ce territoire, tout particulièrement l’herbe, et en contribuant au développement local. Grâce à ce nouveau financement, les travaux engagés vont pouvoir continuer, selon trois grands objectifs : renforcer l’approche collaborative à l’échelle Massif Central pour le développement concerté des filières viandes ; aider les éleveurs à consolider leurs capacités à engraisser, en majorité à l’herbe en confortant les performances économiques et environnementales de leurs fermes ; créer des ressources (outils, résultats…) mobilisables par les acteurs des filières dans leur travail de structuration de filières. En savoir plus sur BioViandes [...]
16 décembre 2019Le 14 novembre 2019 avait lieu, dans les locaux de VetAgro Sup à Lempdes, l’édition 2019 du colloque « Au tour des prairies du Massif central » organisé par le Cluster Herbe et ses membres dont le Pôle fait partie.    Cette année, le colloque a su rassembler plus de 100 participants. L’occasion de faire connaître les projets portés par les membres du Cluster Herbe et d’échanger, en ateliers, sur les quatre thématiques abordées par ce cluster : – Gestion et maintien de la ressource ; – Connaissances sur les qualités des produits issus des filières herbagères ; – Optimisation » des systèmes herbagers ; – Valorisation auprès du consommateur. Des projets du Pôle Bio Massif Central présentés lors du Cluster Herbe Notre directrice Myriam Vallas et notre chargée de mission Aurélie Belleil ont présenté quelques résultats de trois projets pilotés par le Pôle Bio : – le projet Mélibio : comment valoriser la diversité des espèces, des variétés fourragères et des pratiques culturales en AB pour sécuriser les systèmes d’alimentation des ruminants du Massif Central (téléchargez la présentation); – le projet BioViandes : développement de filières de viandes biologiques durables sur le Massif Central (téléchargez la présentation); – le projet BioRéférences : un Collectif Massif Central pour la production et la valorisation de Références en AB – Volet Ruminants (téléchargez la présentation). Pour le projet BioRéférences, Christèle Pineau, de l’Institut de l’Elevage et référente pour la filière Bovins viande, et Vincent Vigier, conseiller spécialisé AB à la Chambre d’agriculture du Cantal et collecteur au sein du collectif BioRéférences, sont venus témoigner à nos côtés. Retrouvez l’ensemble des présentations de cette journée ici. Qu’est-ce que le Cluster Herbe ? Le Cluster Herbe Massif central est une plateforme collaborative entre les secteurs agricole, agro-alimentaire, de la recherche, de la formation, et du développement en interaction avec les politiques publiques et les financeurs, destinée à la valorisation économique des produits et services issus des ressources herbagères et pastorales du Massif central. Tous ses membres sont réunis autour d’objectifs communs :  – Faciliter les échanges et les relations entre ses membres afin de favoriser le transfert de connaissances et de compétences ; – Accompagner les acteurs dans leurs réflexions dans un monde en perpétuelle évolution ; – Co-construire des stratégies autour de la ressource herbagère et pastorale permettant de valoriser les atouts agricoles, agroalimentaires, sociétaux et environnementaux de nos filières et territoires. En savoir plus  sur le Cluster herbe Source : https://www.sidam-massifcentral.fr/archives/3276 [...]
14 octobre 2019Remplacer les tomates par des carottes en février, c’est possible, alors pourquoi pas faire pareil pour la viande à l’herbe ? C’est à cette question que l’atelier organisé par le Pôle Bio Massif Central, le 2 octobre, au Sommet de l’élevage, a tenté de répondre. Dans le cadre du projet de recherche multipartenaire BioViandes, financé par le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET), et les conseils régionaux de Bourgogne-Franche-Comté, de Nouvelle Aquitaine et d’Occitanie, dans le cadre de la convention de Massif – Massif Central, le Pôle Bio Massif Central et ses partenaires ont travaillé sur les élevages biologiques à l’herbe (pâturée ou récoltée) du Massif Central, afin de fournir des éléments concrets aux acteurs de cette filière. Ils ont profité du Sommet de l’élevage pour organiser une après-midi de conférences sur le thème “Parlons productions et filières viandes biologiques à base d’herbe !” afin de présenter des résultats de recherche et de débattre sur la saisonnalité en viande.   L’élevage de ruminants à l’herbe répond à des enjeux sociétaux : maintien de paysages ouverts et d’activités sur les territoires, fourniture de viande produite sans concurrencer les aliments utilisables par les humains, bien-être animal, santé humaine… Mais engraisser, et surtout finir un animal à l’herbe n’est pas évident, en ovins mais encore plus en bovins, et les élevages qui n’engraissent qu’à l’herbe sont très rares, et surtout pour l’ensemble des animaux. Le problème est d’autant plus aigu que, ces dernières décennies, l’élevage bovin allaitant s’est beaucoup orienté, notamment dans les zones herbagères comme le Massif Central, vers la production de broutards qui partaient se faire engraisser en Italie, avec du maïs ensilage et du tourteau de soja pour l’essentiel. Ce sont donc des profils lourds qui ont été favorisés, au dépend de lignées plus à même de valoriser les différents fourrages du territoire. Or, en agriculture biologique, il n’existe pas de filière pour les broutards bio, et l’engraissement des jeunes bovins tel qu’il se fait actuellement en conventionnel ne semble pas souhaitable, ni pour le bien-être animal ni pour la filière viande bio française qui a besoin d’animaux pour répondre à la demande des consommateurs.    Si l’engraissement totalement à l’herbe est difficile, certains élevages biologiques du Massif Central qui finissent leurs animaux se révèlent néanmoins très économes en concentrés. Dans le cadre du projet Bioviandes, une caractérisation de ces élevages a été proposée : ces exploitations, en autonomie fourragère de 95 à 100%, occupent 1 à 2,5 UMO, présentent 70 à 100% de leur surface en herbe, avec un chargement de 0,7 à 1 UGB/ha. Les animaux reçoivent 0 à 300 kg de concentré/UGB. Les éleveurs dégagent un revenu de 0,8 à 2 SMIC. Lors de l’atelier, les participants ont estimé que ces caractéristiques pourraient servir de base pour la création d’une marque, critère de qualité sur la viande biologique produite à l’herbe sur le Massif Central.   Concernant la saisonnalité, il était proposé aux participants à l’atelier (producteurs, transformateurs, techniciens, chercheurs) une succession de produits commercialisables dans l’année. Pour les ovins par exemple, la saison commencerait avec l’agneau de lait primeur (mars à juin), puis suivrait l’agneaux des près du Massif Central (mai à septembre), avec des merguez de brebis sur l’été et des terrines de brebis sur l’automne, les deux étant estampillées « brebis des près du Massif Central ». Au final, les participants ont trouvé que la segmentation trop forte n’était pas évidente à gérer pour les transformateurs et pour les distributeurs, et que la segmentation existait déjà en partie dans la pratique : des agneaux de lait plus blancs en début de saison, puis des agneaux plus tardifs et plus rouges le reste de l’année, y compris en hiver. Cependant, l’idée de faire accepter à l’ensemble de la filière, et en particulier au consommateur, que toutes les viandes ne sont pas disponibles à tout moment dans l’année serait un pas important dans la valorisation d’animaux produits essentiellement avec les fourrages du Massif Central et dans le respect de leurs cycles naturels (dessaisonner des brebis avec des hormones est interdit en élevage biologique).    La participation de l’ensemble des acteurs de la filière viande sera indispensable pour la réussite de la mise en place d’une saisonnalité renforcée de la viande à l’herbe, notamment les distributeurs et éventuellement les associations de consommateurs. Une campagne de communication auprès des consommateurs serait à envisager. En effet, si le consommateur ne trouve pas la viande qu’il souhaite chez son boucher ou son distributeur habituel, et s’il n’est pas averti, il risque d’aller voir ailleurs. Et les acteurs de la filière ne prendront pas ce risque sans assurance et actions préalables… Autre question soulevée : la part de la viande hachée dans la consommation actuelle, aspect à prendre en compte dans la réflexion…   Télécharger le communiqué de presse [...]
8 octobre 2019Près de cent personnes ont assisté aux conférences BioThémas co-organisées par le Pôle Bio Massif Central et l’ITAB lors du Sommet de l’Elevage qui se déroulait les 2, 3 et 4 octobre 2019 à Clermont Ferrand. Cette année, les filières et la question de la santé animale dans les élevages de ruminants bio ont été particulièrement mises à l’honneur. Les intervenants issus de Chambres d’agriculture, de la ferme expérimentale de Thorigné-d’Anjou, de l’Institut de l’Elevage, de l’AVEM (Association Vétérinaires Eleveurs du Millavois) et de la FEVEC (Fédération des Eleveurs et des Vétérinaires en Convention) se sont appuyés principalement sur les résultats de projets pilotés par le Pôle Bio Massif Central et par l’Itab. Des sujets au cœur de l’actualité des filières bio Ce cycle de conférences fut marqué par trois demi-journées riches en résultats présentés devant un public varié, composé d’experts, d’agriculteurs et d’autres acteurs du monde agricole qui ont participé activement aux échanges proposés après chacune des interventions. La première conférence fut consacrée à la production et à la filière de viandes biologiques à base d’herbe. Les intervenants se sont notamment appuyés sur des résultats d’enquêtes menées dans le cadre des projets BioViandes et BioRéférences. Julien Fortin a enrichi ces résultats avec ceux issus de la ferme expérimentale de Thorigné-d’Anjou sur le coût des derniers kilos, et sur les périodes de vêlage et les besoins alimentaires du troupeau. Elle s’est achevée par un atelier-débat autour de la question de la saisonnalité de la viande bio à base d’herbe sur le Massif Central, pour lequel une trentaine de participants se sont prêtés au jeu. Le lendemain, jeudi 3 octobre, la conférence portait sur la filière laitière biologique. Celle-ci connaît depuis quelques années un fort développement, initié lors de la crise laitière de 2015 et tiré par un marché croissant qui tend à se diversifier (nouveaux opérateurs, nouveaux produits…). Après ce tour d’horizon de la filière à l’échelle nationale, les participants ont été invités à zoomer sur les élevages du Massif Central, avec la présentation des derniers résultats technico-économiques et de coûts de production issus du projet BioRéférences et du logiciel CouProd, développé par l’Institut de l’Elevage. Il apparaît notamment que, dans cette zone de montagne, les éleveurs ont en moyenne des coûts de production plus élevés que leurs collègues conventionnels ou de plaine. Toutefois, comme le montre une étude réalisée en Aveyron dans le projet Résilait, et présentée ici, les éleveurs laitiers récemment convertis à l’AB sont satisfaits de leur choix, y compris sur le plan économique, avec une amélioration des données comptables. Ce cycle de conférences BioThémas s’est clôturé, vendredi matin, par la question de la gestion de la santé animale dans les élevages de ruminants biologiques du Massif Central, avec la présentation de résultats d’enquêtes menées dans le cadre de BioRéférences, du suivi d’élevages en convention FEVEC et d’une étude PEP Réseaux d’élevage. Pour faire face aux principaux problèmes sanitaires en limitant leur recours à l’allopathie, les éleveurs laitiers bio font généralement appel à divers leviers techniques préventifs. La mise en place de ces pratiques préventives et l’usage de médecines alternatives (phytothérapie, homéopathie…) sont fortement conditionnés par l’accompagnement d’un vétérinaire sensible à ces questions et le suivi de formations par l’éleveur, avec une application immédiate sur son troupeau. On remarque toutefois, en bio comme en conventionnel, une grande disparité de résultats d’un élevage à l’autre. Les grilles Panse-Bêtes, un outil visant à renforcer la détection précoce des ruptures d’équilibre sanitaire des troupeaux de ruminants, ont également été présentées. Nées du projet Otoveil, ces grilles sont téléchargeables sur le site de l’Itab (http://itab.asso.fr/programmes/otoveil.php) et une version est utilisable directement en ligne sur https://www.panse-betes.fr/. Retrouvez l’ensemble des présentations de cette 7ème édition des BioThémas en cliquant ici. [...]
24 septembre 2019Les 18 et 19 septembre 2019 ont été riches au salon international des techniques bio et alternatives Tech&Bio, à Bourg-lès-Valence. Deux jours de rencontres durant lesquels de nombreux résultats des projets pilotés par le Pôle Bio Massif Central ont été présentés Pendant deux jours, les résultats des projets BioViandes et BioRéférences ont été exposés sur les stands ovins et bovins. Certains de ces résultats ont également été présentés lors de conférences et d’ateliers. Quelles pratiques d’engraissement et de finition à l’herbe dans les élevages bio du Massif Central ? Emilie Ollion, consultante indépendante (Parlez Cornes), est intervenue dans le cadre de la conférence « Quelle demande et valorisation des bovins viande en AB ? Quelles conduites d’élevages pour y répondre ? ». La présentation de résultats d’enquêtes conduites en 2018 chez 26 éleveurs bio du Massif Central (17 en bovins allaitants, 6 en ovins allaitants et 3 mixtes bovins et ovins allaitants), ont permis de dresser un état des lieux de leurs pratiques d’engraissement et de finition à l’herbe. Ce travail a été réalisé dans le cadre du projet BioViandes. Quelles références et coûts de production pour les élevages de ruminants bio du Massif Central ? Au cours de trois conférences, les références issues du réseau de 70 fermes suivies dans le cadre du projet BioRéférences ont été mobilisées, notamment pour l’étude des coûts de production des élevages de ruminants bio du Massif Central, en bovins lait et bovins viande. Christèle Pineau et Yannick Péchuzal, de l’Idele, en collaboration avec l’ensemble du collectif BioRéférences, ont présenté ces résultats, éclairant pour les éleveurs déjà en bio mais aussi ceux qui envisagent une conversion. Outre la valorisation des résultats issus de ces projets conduits par le Pôle Bio Massif Central et ses partenaires, nous avons eu l’occasion de nombreuses rencontres. Durant nos échanges, avec des acteurs des filières et du développement, nous leur avons fait part de nos actions à venir, et de notre volonté d’aller plus loin pour plus de bio locale et durable dans le Massif Central à travers l’Initiative Bio Massif Central. [...]
16 septembre 2019Ce vendredi 6 septembre 2019, sur le campus agronomique de VetAgro Sup (63), avait lieu la première réunion d’un nouveau groupe de travail lancé dans le cadre du projet BioViandes, portant sur la durabilité des filières viandes bio produites majoritairement à l’herbe du Massif Central.  Une réflexion autour de l’offre et de la demande Une douzaine de personnes, issues d’organisations professionnelles et d’acteurs du développement, du conseil et de la recherche*, était présente sur l’ensemble de la journée pour travailler ensemble autour du projet BioViandes.   Le sujet central de cette journée a porté sur la question de l’adéquation entre l’offre et la demande, suite à une étude qui a été faite dans le cadre de BioViandes en 2018. Chacun a pu participer à des ateliers d’échanges et de co-construction.  Cette journée, très riche, a notamment permis de construire des documents qui serviront à mieux accompagner les éleveurs, notamment dans leurs projets de conversion à l’AB. Ces documents devraient être disponibles courant automne 2019.  A l’avenir, si la Tranche 2 de BioViandes (2020-mi 2021) peut être lancée, les travaux de ce groupe pourront se poursuivre avec la participation, c’est un objectif fort, un nombre toujours croissant de structures. Mais dès à présent, pour découvrir les premiers résultats de BioViandes et poursuivre les échanges engagés au cours de cette journée, nous vous donnons RDV le 02 octobre, à partir de 13h30, dans le cadre des BioThémas édition 2019, au Sommet de l’Elevage (Salle 5 – Centre de conférence). *Structures ayant participé à cette journée : UCA Feder, Unébio, Sicarev, Sicagieb, SCA Le Pré Vert, l’Institut de l’Elevage, Coop de France Auvergne-Rhône-Alpes, La chambre régionale de Bourgogne Franche Comté, FRAB Auvergne-Rhône-Alpes, Parlez Cornes et le Pôle Bio Massif Central. Une réflexion autour de l’offre et de la demande Via une approche collaborative et une volonté de favoriser une articulation forte entre amont et aval, BioViandes (2018-mi 2021 avec une tranche 1 s’achevant fin 2019) a pour objectif le développement de filières durables de viandes biologiques de ruminants sur le Massif Central, valorisant tout particulièrement l’herbe, répondant aux demandes du marché et contribuant au développement local.  L’ensemble des résultats de la tranche 1 de BioViandes sera disponible courant automne 2019. Pour en savoir plus : https://bioviandes.bioetclic.org Contact :  Myriam Vallas Pôle Bio Massif Central myriamvallas@free.fr 04 73 98 69 56 [...]
2 septembre 2019Le 26 mars 2019, une réunion GETAB sur le projet BioViandes s’est tenu au lycée agricole Louis Mallet à Saint Flour. Au total, plus de 20 acteurs ont participé à la concertation afin de fixer les points principaux des axes de travail pour la tranche 2 du projet. Un large collectif d’acteurs de l’amont, du développement, de l’aval, de la recherche, et de l’enseignement s’est constitué autour d’un projet de filières, BioViandes Massif Central, pour faire d’une demande croissante en viande bio de ruminants une opportunité pour le Massif Central, bassin majeur de production.  Or, nombre des systèmes bovins allaitants sur ce territoire restent très dépendants des aides à l’AB, notamment parce qu’ils ne répondent pas pleinement à la demande du marché. Par ailleurs, les filières viandes biologiques en plein développement ont des contraintes fortes, fragilisées par la variabilité de la production bio en termes de volumes ou de qualité des carcasses. Dans ce contexte, via une approche collaborative et une volonté de favoriser une articulation forte entre amont et aval, BioViandes a pour objectif le développement de filières durables de viandes biologiques de ruminants sur le Massif Central, valorisant tout particulièrement l’herbe et contribuant au développement local. Pour ce faire, les partenaires visent : Un développement concerté des filières viandes bio, Un renforcement des capacités des éleveurs bio à engraisser en majorité à l’herbe, Un apport de réflexions/connaissances mobilisables par les acteurs des filières dans leurs démarches de structuration et de recherche de débouchés pour la viande bio de ruminants produits sur le MC à base d’herbe. La tranche 2 (fin 2019-mi 2021), via trois axes d’actions, doit poursuivre le travail engagé en tranche 1 (2018-fin 2019), mais aussi en faire un bilan, notamment en matière de méthodologie ou de travail collectif, travailler à identifier des pistes pour l’après BioViandes et valoriser les résultats obtenus. La réunion du GETAB a permis d’acté les 3 axes de travail de la tranche 2 de BioViandes. En savoir plus sur le projet BioViandes [...]